L'analyse du chiffre de César, découverte par Al-Kindi...

Le chiffre de César repose sur une simple méthode de substitution de lettres.

Ce sont les érudits et savants de l’empire arabe qui sont à l’origine de la cryptanalyse de ce chiffre.

En effet Abu Yusuf Al-Kindi découvre aux alentours du IXème siècle, une méthode très simple permettant de venir à bout du chiffre de César : l’attaque par analyse des fréquences.

Cette analyse des fréquences consiste à répertorier toutes les lettres du texte chiffré et de comparer leur nombre avec le tableau des fréquences des lettres de la langue correspondante.

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Tableau des fréquences des lettres en français

Ainsi, dans un texte chiffré en français, si une lettre apparaît aux environs des 16%, nous pourrons assimiler cette lettre à un E ; et ainsi de suite avec les autres lettre du texte chiffré.

Cependant cette méthode comporte bien des failles :

          - si le texte est trop court, la fréquence des lettres risque d’en être altérée ;

          - d’autre part, il faut connaître en quelle langue à été chiffré le texte, car le tableau des fréquences pourrait être différent ;

          - enfin, si le texte est un lipogramme (texte dont on a supprimé une lettre) comme La Disparition de G.Pérec (où il n’y a pas de E), l’analyse se révèlerait quasi-impossible du fait que les fréquences seraient toutes décalées.

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